La plume du lundi, Médias

Une femme taille 54 ? Pas du goût d’Instagram

Source : feminin.niooz.fr

Voici la plume du lundi #64 revenant sur les informations importantes à retenir au cours de la semaine écoulée sur le web social.

Infos business

Citroën mise sur la réalité augmentée via Facebook Messenger pour proposer une configuration personnalisée de son nouveau C5 Aircross

Source : usine-digitale.fr

De nos jours, la course aux innovations est devenue l’une des conditions sine qua non pour perdurer dans le marché de l’automobile. Le leadership n’est plus réservé au seul facteur d’ancienneté mais aussi à l’apport d’une plus-value pour ses clients. L’introduction d’Internet dans les foyers est une aubaine pour les constructeurs automobiles qui y voient la possibilité d’une approche plus individualisée de l’offre commerciale.

En effet, c’est autour de la marque Citroën qui décide, cette fois-ci, de déployer une nouvelle application en proposant aux consommateurs, via la réalité augmentée, la configuration personnalisée sur smartphone pour son nouveau C5 Aircross. Pour sa commercialisation, le géant automobile s’associe à la plateforme Messenger et c’est un choix stratégique vu le nombre d’utilisateurs du géant électronique. Ce partenariat offre la possibilité à l’acheteur potentiel de bénéficier d’une projection plus concrète de son produit dans son environnement, tout le long du processus de conception personnalisée. En fin d’utilisation, l’utilisateur reçoit aussitôt une fiche récapitulative de configuration sur sa messagerie. En plus des options de discussion avec un agent conversationnel automatique sur les caractéristiques techniques, la réservation des produits ainsi que le partage sur Facebook, s’ajoutent dans la liste des fonctionnalités de l’appli.

La firme envisage d’optimiser, par le biais de ce partenariat, son levier Drive to Store incitant ses consommateurs à passer en magasin afin de booster les essais du véhicule dans ses points de vente. Le constructeur s’est créé l’opportunité de collecter des informations sur les caractéristiques et les préférences de ses consommateurs.

Source : usine-digital.fr

Chiffre de la semaine

Un sous-vêtement de taille 54 porté par un mannequin n’est pas du goût d’Instagram

Source :feminin.niooz.fr

C’est une polémique à laquelle Instagram n’aurait pas souhaité être associé.  La marque française de sous-vêtements Petit Patron a lancé ses nouveaux produits : des sous-vêtements pour femmes, petites et grandes tailles. Ainsi, pour sa campagne publicitaire, la marque publie des clichés des femmes de diverses corpulences, un échantillon représentatif de sa gamme. Le cliché est plutôt bien accueilli puisqu’il correspond aux attentes de la marque qui souhaite valoriser les femmes de toute taille. Cette lecture des faits ne sera malheureusement pas la même pour tous puisqu’Instagram décidera de censurer cette photo quelques heures après sa publication. Mais pourquoi ?

La plateforme revient sur un détail de la photo qu’elle juge pornographique. Nous pouvons apercevoir, parmi les 4 femmes posant sur la photo, l’une d’elles couvrant ses seins avec ses mains. Cette décision a suscité aussitôt de vives réactions chez les internautes qui y voient une volonté de discrimination des femmes rondes. La raison évoquée par Instagram ne semble pas convaincre. Certains l’accusent de grossophobie puisque des photos similaires de mannequin plus fines sont publiées sans censure, notamment celles de la mannequin Emilie Ratajkovsky.

Ce Bad Buzz poussera la plateforme à faire finalement marche arrière dans le but d’apaiser la situation. Cependant, le cliché connaît à nouveau un rebondissement un jour plus tard puisqu’il disparaît soudainement du compte Instagram de la marque. Instagram annonce “une erreur” pour se justifier puis republie finalement la photo. Les accusations de discrimination contre le réseau social se répètent depuis un certain temps. En effet, en 2015, le hashtag #freethenipple voit le jour afin dénoncer les actions de censure des clichés de femmes posant seins nues pour des raisons autres qu’érotiques. Les femmes et les féministes militent dès lors pour la désexualisation des seins nus sur la plateforme.

Source : madmoizelle.com

Innovation de la semaine

Vers une fusion Facebook, Messenger et WhatsApp ? Marck Zuckerberg promet l’unification de la messagerie courant 2020.

Source :m4ever.com

Facebook conserve son leadership bien que le marché des médias sociaux soit devenu un secteur à forte concurrence. Le pouce bleu s’est illustré en rachetant 2 de ses concurrents : WhatsApp et Instagram. Ces 2 plateformes ont, jusque-là, conservé leur autonomie promise par Facebook lors de leurs acquisitions. Cependant, cette indépendance tend à devenir une histoire ancienne. En début d’année, la maison mère Facebook, par l’entremise de son créateur Marck Zuckerberg, a émis le souhait d’unifier le système de messagerie de ses 3 réseaux sociaux. Un projet de fusion serait en cours de préparation selon le New-York Times et il verrait probablement le jour à l’horizon 2020.

C’est une annonce qui divise l’opinion. Certains voient de cette fusion un risque élevé d’intrusion dans la vie privée de la part de Facebook. La firme dit, de son côté, vouloir construire une meilleure expérience de messagerie : rapide, simple, fiable et privé sont les qualificatifs donnés à ce projet. Les utilisateurs des 3 messageries pourront désormais discuter sur une plateforme commune dédiée. Ainsi, un utilisateur d’Instagram pourra directement converser avec Facebook ou WhatsApp, et vice-versa. Ce chantier ambitieux intervient au lendemain de la polémique liée à la collecte des données dans le scandale Cambridge Analytica.

L’Allemagne s’est prononcé contre ce projet. En effet, les autorités allemandes de la concurrence veulent imposer des restrictions sur son territoire en limitant la collecte des données par Facebook. Les langues se délient également au congrès américain puisque certains membres s’y opposent en appelant le respect des règles anti-trust et de la vie privée des utilisateurs. L’aboutissement de ce projet permettra aux annonceurs de bénéficier d’un ciblage plus précis grâce aux croisements de données. La firme y voit une opportunité à forte rentabilité.

Source: capital.fr

Com de la semaine


Retour sur la campagne du collectif Ensemble contre le sexisme qui dénonçait les abus sexistes au quotidien

Source :Cosmopolitan.fr

Parti d’une blague grivoise, d’un constat d’inégalité, d’un propos déplacé dans la rue, le sexisme persiste et ne cesse de croître dans la société. Les évolutions des pensées, des meurs et des modes de vies n’ont pas eu grande incidence sur le traitement de certaines femmes. La banalisation de ce fléau est tel qu’il est resté quasiment impuni durant des années. Même s’il existe une réelle prise de conscience (avec les mouvements #MeToo & #balanceTonPorc notamment), les injustices à l’égard des femmes sont toujours d’actualité. La différence de salaire de 23 % inférieur à celui d’un homme en est l’illustration parfaite. Certaines femmes sont réduites à des missions et/ou des salaires limitées puisqu’elles restent victimes de préjugés discriminatoires dans notre société à dominance masculine (même à la radio, comme nous avons pu le voir récemment). Face à ce sentiment d’injustice et de violence structurelles, les femmes se font entendre. Ainsi, diverses voix féminines s’élèvent désormais pour dénoncer et exposer l’atmosphère oppressante dans laquelle elles évoluent.

De ce constat alarmant, le collectif de lutte contre le sexisme, en collaboration avec l’agence de communication Nude, a lancé une campagne choc qui, depuis, fait écho par son message poignant. C’est autour de l’univers de la mort qu’est imaginée cette campagne, univers plutôt particulier captant aussitôt l’attention du public et qui rappelle à quel point le sexisme ordinaire peut tuer les ambitions de certaines femmes. Ainsi, nous apercevons des symboles funéraires : pierres tombales, gerbes de fleurs, couronnes mortuaires, urnes funéraires, faire-parts de décès dans la presse, le tout sur 6 annonces différentes.

Par le biais de cette campagne, les associations de défense féminine tiennent à interpeller sur les nuisances du sexisme au quotidien, dévastateur dans la vie des femmes. Ce mal de société les contraint au repli sur soi tout en neutralisant certaines ambitions et traits de caractères pouvant être mis au service de la société.

Source : terrafemina.com