La plume du lundi, Médias

Neuralink : Les premiers « humains augmentés » verront-ils le jour l’an prochain ?

Alchimia Communication vous invite à lire la plume du lundi #73 revenant sur les informations importantes à retenir au cours de la semaine écoulée sur le web social.

Info business

Neuralink : Les premiers « humains augmentés » verront-ils le jour l’an prochain ?

Source : Pixabay

Neuralink, l’une des 4 entreprises du visionnaire Elon Musk, devrait lancer ses premiers tests dès 2020. Son objectif : créer une interface Homme-machine. En se « branchant » à un support numérique, les patients pourront contrôler des objets connectés et ainsi intégrer et contrôler un réseau technologique. L’humain deviendrai en quelque sorte l’ordinateur central d’un ensemble d’objets connectés. L’idée pour Neuralink est de marier la puissance de l’intelligence artificielle à la capacité d’adaptation de l’intelligence humaine.

Pour ce faire, la technologie Neuralink s’appuie sur les signaux électriques produit par le cerveau humain grâce à une série de capteurs branchés au-dessus de la nuque, ou derrière l’oreille, des patients. Grâce à un robot autonome « neurochirurgien », les fils branchés par ce dernier, 20 fois plus fin qu’un cheveu, permettront à une puce, reliée à ses fils, de lire les pensées des individus. A terme, les personnes équipées de ce dispositif pourront commander des objets connectés, écrire sous Word, faire des achats en ligne… rien qu’en y pensant. C’est par un véritable prolongement de nos capacités cognitives qu’Elon Musk veut créer l’Homme de demain. Car même si ce projet sera d’abord testé sur des patients malades dans le but de les aider à surmonter leur maladie neurologique, le futur, et ses questions éthiques, est juste devant nous.

En effet, nous pouvons nous demander si l’Homme augmenté reste un humain ?! La confusion entre l’intelligence naturelle et artificielle nous éloignera sans doute des problématiques sociétales actuelles. Certains neurologues affirment qu’il serait plus sage de travailler sur les maladies neurologiques en tant que telles, plutôt que de les contourner. Aussi, l’humanité doit rester supérieure à ses créations ! Il est probable que le projet Neuralink dépasse la puissance du génie humain qui risque de nous faire perdre le contrôle d’une telle technologie… et nous plonge réellement dans un film de science-fiction dans lequel la technologie nous aura échappée.

Elon Musk, qui a investi 100 millions de dollars dans ce projet, a présenté ses travaux lors d’une conférence retranscrite sur YouTube. Après des tests concluant sur des animaux, il prévoit de travailler sur des patients atteints de maladies neurologiques dès le second trimestre 2020. 

Source : Journal du Geek

Chiffre de la semaine

Quel prix vaut votre visage ? Google l’estime à même pas 5 euros !

Source : Pixabay

« Google a déjà toute ma vie » … George semble résigné lorsqu’un employé de la firme américaine vient le solliciter à l’improviste dans un parc new-yorkais. Mais qui est George ? une personne comme vous et moi finalement. Cet américain se baladait lorsque l’un des salariés de Google lui proposa de photographier son visage, sous tous les angles, contre un bon d’achat de 5 dollars à utiliser chez Amazon ou Starbucks. Notre visage vaudrait donc trois fois moins que 200 grammes de café House Blend ? Visiblement oui selon Google.

George s’est donc laissé photographier gratuitement (nous pouvons le dire) pour parfaire l’entrainement d’une intelligence artificielle de reconnaissance faciale.

Mais George n’est pas le seul, l’entreprise américaine a envoyé des « recruteur de visages » partout aux États-Unis pour nourrir son IA, car plus cette technologie aura mangé, plus elle sera forte ! En effet, les erreurs du passé sont à proscrire définitivement pour Google qui avait, en 2015, confondu des personnes afro-américaines avec des gorilles.

Google cherche à éviter les polémiques tout en collectant toujours plus de données personnelles, le nouvel or du XXIème siècle.

Source : Les Numériques

Innovation de la semaine

Le « Facebook vietnamien » démarre fort, trop fort

Source : Pixabay

La semaine dernière était lancé Gabo, le « Facebook vietnamien ». Fort de sa source d’inspiration, la « copie » de Facebook a été prise d’assaut et ses serveurs n’ont pas pu gérer l’afflux de connexions. Victime de son succès, la plateforme a enregistré de nombreux bugs dès son lancement.

Au Vietnam, l’accès aux réseau sociaux est contrôlé par le gouvernement depuis une loi de juin 2018 (qui n’est pas encore entrée en vigueur). Les représentants politiques communistes cherchent à favoriser le développement de plateformes digitales nationales et limitent l’accès aux réseaux sociaux internationaux (américains). Le texte de juin 2018 obligera les plateformes sociales à retirer sous 24 heures les contenus qui « porteront atteintes à la sécurité nationale » selon le gouvernement. Afin de se prémunir de toute ressemblance avec Facebook, le créateur de Gabo, Duong Vi Khoa, a affirmé ne pas s’en être inspiré et invite (dans un message Facebook…) les internautes de son pays à utiliser toutes les plateformes disponibles.

Si Gabo est dans le viseur du pouvoir étatique, c’est parce que Facebook, dont il s’inspirerait, reste un lieu d’expression privilégié pour la dissidence politique. Le géant américain cumule 53 millions d’utilisateurs vietnamiens pour 93 millions d’habitants. Le pouvoir en place reste vigilant vis-à-vis de Gabo car ce nouveau réseau social est aussi vu comme un outil de substitution à la liberté d’expression que représente Facebook dans le pays.

Source : La Tribune

Com de la semaine

Comme Rio dans la saison 3, la presse française aussi est prise en otage

Source : Twitter Cyril Petit

Comme chacun le sait, ou doit le savoir, la saison 3 de Casa de Papel est sortie récemment sur Netflix, après l’immense succès des 2 premières saisons.

Afin de faire adhérer ceux qui ne le sont pas encore, Netflix promeut la Resistencia dans la presse quotidienne française, un mouvement qui rassemble le peuple qui s’oppose aux inégalités sociales et sociétales. Les “antisystèmes” sont ainsi invités à soutenir Rio, l’un des personnages principaux, emprisonné au tout début de la saison 3.

Avec cette stratégie de communication, Netflix cherche à “prendre en otage” la presse française comme les autorités espagnoles ont pris en otage Rio dans la série. C’est avec ce visage de Salvador Dali, devenu celui de la série, que Netflix interpelle les lecteurs, et ça marche !

Une grande partie des journaux de PQR s’est lancée dans cette campagne. Notons que l’ironie de la campagne réside dans le fait qu’elle s’appuie sur un message anarchiste et révolutionnaire, qui rappelle le Mouvement des Indignés de 2011 en Espagne, en utilisant ces supports de communication traditionnels appartenant, pour certains d’entre eux, à des hommes d’affaires multimillionnaires, voire milliardaires, français. Source : Les Inrocks