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L’influenceur corporate de Juin: @Capitaine Commerce (Olivier Sauvage)

Capitaine Commerce

Chaque mois, retrouvez le portrait d’un influenceur corporate sélectionné par l’agence Alchimia. A travers leur formation, leur parcours professionnel, leurs expertises et leur relation aux réseaux sociaux, nous vous dévoilons les différentes facettes de ces personnages résolument modernes qui façonnent le web et influencent des audiences engagées.

 

Olivier SauvageTimide, créatif, nordiste, passionné mais surtout super héros en collant vert ! Il y aurait beaucoup à raconter sur Olivier Sauvage, de l’écriture aux vieilles bagnoles mais il y a déjà tant à dire autour de son blog Capitaine Commerce et de son expertise sur l’expérience utilisateur, nouveau dada de la tendance « client centrism » ! Plongée dans l’univers d’un influenceur corporate qui a troqué son prénom pour un avatar connu et reconnu de conférences en salons et d’écoles en tweets humoristiques.

 

« Je viens du sud nord et par tous les chemins… »

Quelques années après que Sardou ait clamé son amour pour le « mélange de sang barbare et de vin d’Italie », Olivier Sauvage AKA Capitaine Commerce, pianotait sur son clavier dans une web agency, jouait au jeu de la création de sites e-commerce sur os.system et déménageait – à regret au départ – dans un nord qu’il ne quittera plus jamais. Avec les révolutions web, Magento remplace bientôt son grand frère et les sites e-commerce se professionnalisent ; il est alors temps de jouer à un nouveau game qu’il compare volontiers à un “Civilization” IRL : développer des expériences utilisateurs de qualité pour soigner son attrait pour la relation client qui, dans le monde peu concurrentiel de l’époque, n’avait pas encore l’importance qu’on lui accorde aujourd’hui. Un capitaine bien visionnaire… ! Alors qu’il cite des réussites comme Matériel.net ou Pêcheur.com, il se rend néanmoins vite compte de l’importance de soigner l’esthétique et le parcours d’achat sur un site e-commerce.

Ni une, ni deux, il saute sur l’occasion pour aider ses prochains, déjà influencé par l’économie de partage et créé Capitaine Commerce, l’un des premiers blogs influents sur la thématique. Au quotidien, il développe ses connaissances en UX avec son job chez « Les 3 Suisses » et veille jour et nuit les grandes innovations américaines qu’il analyse et “vulgarise” pour son lectorat. Alors que l’ADSL et Google ont révolutionné le e-commerce et qu’Apple vient de lancer son iPhone la même année que la création du Capitaine, Olivier prodiguent ses conseils gracieusement, exploitant au mieux un attrait évident pour l’écriture. Soudain, le Capitaine devient omniprésent et le personal branding qu’il génère soutient le créateur d’entreprise que devient Olivier. Lorsqu’il arrive à une conférence de la FEVAD et qu’il a oublié son invitation, on le reconnaît – « Ah mais c’est le Capitaine Commerce ! » – et on lui déroule le tapis rouge aussi rapidement que lui échange les poignées de main. Plus besoin de faire du porte-à-porte, le commercial timide subit les bénéfices de sa nouvelle notoriété qu’il met un peu de temps à apprivoiser.

En 2010, il créé son propre cabinet de conseil Wexperience, spécialisé dans l’expérience utilisateur mais reste dans le nord qu’il a adopté, à Roubaix, bientôt intégré dans l’incubateur Blanchemaille d’Eura Technologies ce qui ne le dispense en rien de continuer à faire vivre son Capitaine, soutenu dans l’effort de communication par l’explosion des réseaux sociaux. En 2015 avec son associé Cyrille Pattyn, il crée Digitaleez, une agence de web analytics.

Le blog est devenu un élément capital dans la stratégie commerciale de ses entreprises et lui permet de se créer un réseau de relation et une étiquette bien méritée de spécialiste qu’il cache tant bien que mal derrière un mélange d’humour et de sérieux sur son fil Twitter. Lorsqu’Olivier dit que la communication est avant tout une histoire de « personnalisation de l’image », il le pense vraiment et comment pourrait-il en être autrement avec cet avatar qu’il nourrit depuis plus de dix ans maintenant ?

E-commerce et e-communication sont dans un bateau… 

« Le e-commerce, c’est pouvoir acheter tout, partout et n’importe quand ». C’est avec l’évolution des usages du mobile et des technologies associées, notamment grâce au modèle du genre Amazon, que cette définition prend tout son sens. Le secteur n’a pas fait qu’évoluer, il est totalement transformé et, en bon visionnaire au masque vert, Olivier avait déjà tout vu avant les autres : c’est l’expérience utilisateur qui devient reine dans le monde du web. Pari gagné ! Mais ce n’est pas tout, la communication est également un domaine dans lequel il sait y faire : « le nerf de la guerre c’est de produire du contenu exclusif » explique-t-il avec bienveillance. La concurrence des nouveaux médias tels que Siècle Digital, Frenchweb ou du JDN est rude et leur structure leur permet de se développer rapidement ; Olivier, de son côté, ne peut pas se couper en plusieurs capitaines alors il choisit d’engager un chargé de communication qui s’occupera de la diffusion des précieux contenus qu’il produit : webinars, rencontres, événements, articles de fond… A cheval sur l’avatar Twitter de Robin Commerce et du Capitaine qui tweetent plusieurs fois par jour, de la page Facebook associée ou encore du LinkedIn d’Olivier, la communication est devenue aujourd’hui sa première source de « trafic » et d’engagement auprès de ses communautés. E-commerce et e-communication s’assemblent…

Dénicheur de tendances – Amazon Echo et son Alexa par exemple -, il est également aujourd’hui un chef d’entreprise reconnu, invité, comme en témoigne son Twitter, à transmettre son savoir dans des écoles, salons ou au cours de conférences B2B. Si vous lui en parlez, il vous assurera que la com’ corporate « doit avoir un ton, un personnalité spécifique » et que, pour sa part, l’idée du super héros n’est que le fruit de sa timidité qu’il soigne à coups de virées en vieilles voitures dans son nord d’adoption. A ce propos, il cite volontiers en exemple Kameleoon, une entreprise d’AB Testing qui a compris la puissance de la communication mais également Apple « même si tout le monde ne peut pas être Steeve Jobs ! ». Il ne se froissera d’ailleurs pas si vous le contacter via Twitter ou LinkedIn, réseaux sociaux professionnels qu’il utilise à (très) bon escient et qui lui permettent d’entrer en contact aussi bien avec des prospects, qu’avec d’autres spécialistes ; en revanche, ne comptez pas sur Facebook, cette immense « poubelle » obligatoire mais tellement décevante ! Quant aux nouveaux réseaux sociaux, il nous jure qu’il a essayé mais qu’il s’en est vite lassé, préférant sans doute consacrer du temps à Wexperience et à la rédaction de recueils de nouvelles…

Mais il vient du nord et par tous les chemins, il y revient !

L’homme derrière le super héros

Au-delà de l’image du spécialiste ou de l’influenceur corporate, voir même du super héros en collant vert, ce qu’on veut retenir de ce personnage attachant ce sont aussi ces passions qu’il n’hésite pas à aborder et à défendre ; le nord donc, où il est « facile de travailler car c’est au carrefour de nombreuses capitales » mais également l’écriture, cette fascination tardive qu’il a découverte au théâtre et… en blogguant ! Et si vous lui demandez un dernier conseil, il vous répondra en souriant : « si vous êtes timide et que vous souhaitez faire des affaires, créez un blog ! » avant de monter au volant de sa vieille anglaise et de s’échapper vers d’autres e-horizons ; A bientôt, Steeve Chti Mac Queen et bonne route !