Influenceurs, Rencontres

L’influenceur corporate de Janvier : @ChanPerco

Social networking

 

Si vous êtes dans la catégorie de ceux qu’on appelle les « gamers », vous l’avez peut-être croisé, sans le savoir, sur un multi-joueur ou rencontré dans un match sur NBA2K, aux commandes d’un cinq des « San Antonio Spurs » drivé par Manu Ginobili et « TP », le plus célèbre basketteur-rappeur français. Si vous êtes un Twittos, le hasard n’a plus sa place : vous avez forcément suivi et/ou interagi avec le dénommé ChanPerco, relayeur de l’actualité digitale dont les tweets « engagent la Terre entière » ! Allons donc se « balancer » en compagnie de Jonathan Chan

 

Le CM n’est pas mort ! 

Son profil LinkedIn affiche une double casquette homonyme de « Community Manager / Chef de projet digital » pour Dentsu Aegis et iProspect, deux mi-temps cumulés qui ne lui laissent que peu de temps pour se consacrer au sport ou aux jeux-vidéo, deux passions de sa jeunesse qu’il tente, tant bien que mal, de poursuivre à l’âge « professionnel ». Selon Jonathan, n’en déplaise à « Siècle Digital », le « community manager » n’est pas mort ! Bien au contraire, les nouveaux formats des réseaux sociaux, férus d’innovations et de tests, que sont les stories ou encore les fonctionnalités comme Discover ou Boomerang forcent ces profils « mésestimés » et souvent encore dévalorisés à se former, jour après jour, aux nouvelles techniques de communication digitale avec un seul credo : l’agilité. Et si tout le monde pense qu’il peut être community manager juste parce qu’il publie une photo d’un singe qui joue au ping-pong, il demeure tout à fait correct que cette activité nécessite une finesse de ton alliée à une orthographe parfaite, une connaissance des formats digitaux, une créativité et une empathie qui ne s’apprennent pas forcément. Bref, des connaissances techniques, technologiques et humaines ou ce qu’on appelle plus communément… un métier !

Jonathan Chan, l'influenceur de Janvier

Le métier de Jonathan, c’est donc tout d’abord le community management qu’il réalise quotidiennement et qui se scinde en plusieurs parties ; une matinée dédiée à la veille, au sourcing d’articles spécialisés de presse et de blogs venant des quatre coins du monde par l’intermédiaire de plateformes comme Tweetdeck ou Hootsuite, contenu qu’il transmet ensuite aux collaborateurs des agences pour leurs propres analyses. Ajoutez à cela des missions ponctuelles concernant des mises à jour de sites internet à l’organisation d’actions de communication comme des live tweets lors d’événements, de la création et envoi de newsletters et d’un travail de fond sur la marque employeur de son… employeur et vous aurez une capture du quotidien d’un chef de projet digital moderne, efficace et toujours au taquet sur l’actu ! Est-ce de sa maîtrise en « éco-G » à Assas que lui vient cette passion pour le numérique ? Peut-être… mais il est certain que c’est sa formation spécialisée au CNAM qui lui a ouvert les portes de cet univers « méritocratique ».

LinkedIn toujours : « Baigné dans le monde d’internet depuis le début de l’enfance, le digital me passionne car il s’agit du secteur où les plus méritants s’en sortent le mieux ». Jonathan est avant tout quelqu’un d’actif et se base sur une équation logique : activité = visibilité = reconnaissance. Le digital a fait exploser les frontières de la formation traditionnelle, celle rigide des « grandes écoles » et des patrons qui recrutent au prestige, pour offrir un rééquilibrage des profils et donner de la visibilité aux « self-made-men » digitaux que sont les influenceurs de toutes sortes. Youtubeurs polyvalents, Twittos-médias, blogueurs-spécialistes sont autant de profils qui viennent d’apparaître et qui permettent à tout un chacun de se faire une place au soleil des contenus engageants dans une optique méritocratique qui rappelle un certain slogan américain, bien trop érodé aujourd’hui pour être toujours qualifié de « dream » ! Jonathan est actif, Jonathan est positionné, Jonathan échange, interagit aussi souvent que l’occasion lui est offerte et c’est grâce à cette passion qu’il a avancé sur l’échiquier digital en se différenciant des autres comme peut en témoigner le récent article dans le magazine « Courrier Cadres » qui l’intègre dans sa top liste des personnes à suivre !

Entre RT, commentaires et interactions !

Parfois caché derrière une sympathique timidité, l’homme est pourtant très accessible lorsqu’il s’agit d’échanger sur le web, de répondre à la question d’un twittos aussi bien que de donner son avis sur un forum. Sa stratégie à lui, c’est d’avoir un fil Twitter qui est un média et de publier des contenus exclusifs tout en conservant l’humain, essentiel à toute communication, intégré par petites touches de prises de position, d’instantanéité – suivez ses live tweets sur certains événements ! – et autres commandes d’études chiffrées dont les résultats sont passés au crible. Un fil Twitter qui lui offre le partage d’infos en « temps réel » et un compte LinkedIn fourni qui lui permet d’analyser et de prolonger sa réflexion sur les sujets qui animent son quotidien. Que vous ayez 100K de followers ou que vous soyez « M. PremierTweet », peu lui importe, tant que votre question est pertinente, il prendra le temps d’échanger avec vous et de partager une vision très précise de l’écosystème digital ; pas question d’engager pour engager : transmettre aux autres par le dialogue est un crédo qu’il affectionne tout particulièrement.

Ses modèles « Mais où va le web ? » et « Regards Connectés » regroupent d’ailleurs ses valeurs, peut-être parce qu’ils ont compris qu’aujourd’hui, une stratégie de communication repose principalement sur deux piliers : le contenu et la data ! Avec l’overdose du contenu semblable qui emplit l’espace numérique notamment sur les réseaux sociaux, il est d’autant plus important à ses yeux de produire aujourd’hui du contenu « exclusif » qui repose tout d’abord sur une analyse chiffrée de son audience, de ses cibles et des messages mais surtout d’un point de vue différencié d’expert (la fameuse synergie Data + Content). Il faut être « pertinent », publier des articles de fond pour communiquer auprès des spécialistes ou des « stories-questions » pour engager son audience B2C. Ce sont ces outils qui permettent alors de casser le miroir entre l’émetteur du message, qu’il soit un particulier ou une entreprise, et le réceptionnaire de ce dernier à qui l’on offre, une fois n’est pas coutume, la possibilité d’interagir. Une possibilité finalement qu’il met un point d’orgue à offrir à ses followers que ce soit sur l’oiseau bleu ou sur le L majuscule !

Mais laissons-là sa professionnelle expertise et intéressons-nous également au Jonathan simple, discret, bienveillant, utilisateur chevronné des réseaux sociaux à titre personnel et spécialiste du beau basket ; Instagram sera l’expression de son côté créatif, Snapchat et sa fonctionnalité « Discover » lui permettra de trouver de nouvelles sources d’informations et le mainstream Facebook d’échanger avec son cercle proche même s’il ne peut s’empêcher, parfois, d’aller s’insérer dans les discussions d’un groupe de passionné du marketing. Quant à son penchant sportif, c’est vers Gregg Popovich qu’il l’incline plutôt que vers le nouveau et l’ancien roi, j’ai nommé Steph Curry et « King » James. Pourquoi cette attirance pour une franchise en perte de vitesse et composée de « vieux » ? Tout simplement parce qu’il partage les mêmes valeurs : un collectif plutôt qu’une somme d’individualités, une réflexion dans la construction sur le long terme et, bien sûr, la transmission de l’expérience des « vieux » vers les jeunes. Que ce soit à titre professionnel ou personnel, Jonathan aime la transmission et l’échange, l’analyse et le recul.

Intelligence (peu) artificielle !

Alors voilà, on aimerait discuter avec lui pendant des heures des Cavaliers ou de poker online, du dernier jeu vidéo ou des différences entre générations X, Y, Z mais tout bonne chose à une fin et Jonathan est un homme affairé. Pas de panique, si vous souhaitez approfondir ce portrait, vous pouvez lui adresser un gentil tweet en « l’arobasant @ChanPerco » ou commenter l’un de ses nombreux posts LinkedIn… sur l’intelligence artificielle peut-être, car dans 20 ans, il se voit bien « consultant des nouvelles technologies et du monde de l’après-web en train de réaliser des choses créatives et empathiques que les machines et leur intelligence artificielle ne pourront pas faire ». Humain, trop humain ?