Le chiffre hebdo, Réseaux Sociaux

11 943 satellites pour le très haut débit mondial

Chiffre hebdo #34

Internet très haut débit partout dans le monde pour 2024 !

2018 : un pied vers le très haut débit mondial…

L’entreprise spatiale d’Elon Musk avait déjà eu l’autorisation de la FFC (la commission fédérale des communications aux USA) pour lancer plus de 4 000 satellites afin de donner naissance à Starlink, un projet d’ampleur mondiale ayant pour objectif de délivrer le très haut débit au monde entier. Pour rappel, le milliardaire Elon Musk (PDG de Tesla et de SpaceX), qualifié comme ” le Rockefeller du XXIème siècle “, s’est donné pour mission de fournir 1Gbits/seconde à l’ensemble de la population mondiale. Actuellement, SpaceX a déjà envoyé au-dessus de nos têtes 4 425 petits satellites (moins de 3 kilos) pour venir à bout de ce projet colossal !

… Puis le second pour 2024 !

Mais ce nombre de 4 425 n’étant pas suffisant pour répondre aux attentes d’un tel projet, SpaceX avait prévu d’en envoyer 7 000 de plus pour mener à bien cette aventure. En tout, 11 943 satellites pour le très haut débit mondial seront nécessaires ! Et une fois de plus, la FFC a donné, le 15 novembre dernier, son accord pour l’envoi de ces satellites supplémentaires. Au total, ce seront près de 12 000 points relais en orbite basse qui seront déployés pour nous offrir à l’horizon 2024 le très haut débit, où que l’on soit sur le globe.
Un projet qui ne peut être rentable ? Il est vrai que plusieurs centaines de lancements seront nécessaires pour envoyer ces objets dans l’espace. Cependant, l’entreprise SpaceX s’est penchée sur une technologie novatrice : des composants de lanceurs fusée réutilisables. En effet, le coût d’un lancement spatial coûte des dizaines, voire des centaines de millions de dollars, notamment parce que tous les éléments qui constituent une fusée ne servent qu’une seule fois. Réutiliser certains composants représente un gain financier important. Cela permettra sans doute à la société de devenir rentable plus vite que ne le pensent ses détracteurs.
Seule ombre technique au tableau : l’encombrement des orbites basses ! En effet, les activités spatiales produisent beaucoup de déchets (débris) et certains couloirs spatiaux se voient remplis par ces derniers. La grande vitesse à laquelle ils se déplacent – plusieurs kilomètres par seconde – en font des projectiles susceptibles de détruire régulièrement les satellites de SpaceX.

Source : Futura-science

Une révolution est-elle en cours ?

Si le projet d’Elon Musk voit le jour, le très haut débit mondial révolutionnera l’accès internet, et ses conséquences, à l’échelle planétaire. Aujourd’hui, certains foyers de population sont limités aux connections instantanées mais si demain Starlink leur offre la possibilité de converser avec le monde entier, le projet permettra également de développer les outils numériques et les pratiques digitales partout dans le monde. Avec Starlink, le retard numérique des pays du tiers-monde sur les pays occidentaux devrait se combler plus rapidement que prévu. Par conséquent, les géants du web (GAFA, NATU…) pourront accroître davantage leur puissance grâce aux opportunités de l’« égalité du web ». Actuellement, un internaute passe en moyenne six heures par jour sur des appareils connectés à internet. Par conséquent, si l’ensemble de la population mondiale a accès en 2024 au très haut débit, le trafic du web pourrait exploser puisque 3,4 milliards de personnes n’ y ont pas encore accès encore aujourd’hui.